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Le rôle de la loi

LE BUT DE LA LOI

 Pourquoi Dieu nous a t-il donné la loi ? Le commandement : « Tu ne tueras point »  nous a  été donné non pour que nous y soyons soumis « en nous efforçant de ne jamais devenir meurtrier », mais plutôt pour nous enseigner que tout homme est meurtrier depuis l’origine. En effet pour Dieu tout homme a déjà adoré des idoles, tué, volé et commis l’adultère. Les lois nous enseignent que nous avons déjà transgressé toutes ces lois et que nous ne pouvons pas les respecter parce que le mal est caché en nous.

            Supposons que j’aie Mille Dollars dans la poche et que traversant  une rue sombre, je rencontre des brigands qui me menacent avec un couteau posé sur  mon cou en disant  « Donnes-nous tout ton argent !» : j’hésiterai à le leur donner. Mais si je sens le couteau s’enfoncer dans mon cou, je ne pourrai jamais dire : « Prenez ma vie mais vous n’aurai jamais mon argent » ! J’hésiterai donc aussi longtemps que possible mais pour finir, je leur donnerai tout l’argent. Dans la même situation si je n’ai réellement rien en poche, je ne pourrai rien leur donner même si je désire ardemment sauver ma vie.

     Jésus est né sans péché. Quand on l’a injurié, déshabillé et cloué au poteau, Il n’a ressenti ni animosité ni haine. Pourquoi ? Aucune animosité ne pouvait sortir de Lui parce qu’il est né sans péché.

    Or l’Homme a le péché en lui. C’est pourquoi, en fonction des circonstances le péché se manifeste en nous. Si le mal sort de nous, nous devons comprendre que c’est le péché caché au fond  de nous qui agit. Si vous dépensez de l’argent, c’est que vous en possédez. Si je fume une cigarette, c’est que j’en ai au moins une. Si je n’ai aucune cigarette, peu importe la situation dans laquelle je me trouve, je ne pourrai dire que j’en ai une. Si je n’ai pas d’argent, peu importe la situation, je n’aurai rien à montrer. Si donc nous n’avons véritablement aucun péché, quelques soient les circonstances dans lesquelles nous nous trouverons, aucun péché ne sortira de nous. Si nous péchons, c’est parce que nous avons le péché en nous.

      Nous sommes pécheurs depuis notre naissance. Réfléchissons un tant soit peu à ce qui suit : « Si nous sommes pécheurs depuis notre naissance, pourquoi alors Dieu nous donnerait ces lois à respecter ? » Quelque fois je donne des instructions à mes enfants : « Votre manière de vivre est désordonnée. C’est pourquoi, à compter d’aujourd’hui, vous irez au lit à 22 h et vous vous lèverez à 7 h». Ils peuvent obéir à cet ordre ;  je ne leur donnerai  jamais un ordre impossible à exécuter du genre : « Allez au lit à 2 h du matin et réveillez-vous à 3 h. Ne dormez qu’une seule heure et travaillez toute la journée sans faire de sieste !»  Nous donnons à nos enfants des règles qu’ils peuvent respecter, mais Dieu est différent de nous. Il nous donne des lois que nous ne pouvons respecter comme « Allez au lit à 2 h du matin et réveillez-vous à 3 h. Ne dormez qu’une seule heure et travaillez toute la journée sans faire de sieste !».  Les gens s’imaginent : « Dieu ne peut nous  donner  des lois impossibles à respecter. Il  nous a donné des lois que nous pouvons respecter ». Penser de cette manière, c’est ajouter ses propres pensées à la Parole de Dieu ; C’est conserver les habitudes de l’homme qui consistent à ajouter ses propres pensées aux commandements de Dieu.

     Méditons sur la raison profonde  pour laquelle Dieu nous a donné les lois. Lisons  Romains 3 :19-20

      « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée,

          et  que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché ».

         Nous ne sommes pas devenus pécheurs parce que nous avons physiquement transgressé la loi, mais nous le sommes par nature. Cependant nous ignorons tous que nous sommes des graines du mal depuis la naissance. Nous  pensons  qu’en venant d’une famille dont la lignée est exceptionnelle, nous sommes nous-mêmes exceptionnels. Nous ne savons pas que nous sommes tous issus d’une honteuse origine de pécheur. Si la Bible ne nous avait pas révélé que nous sommes   « faux par-dessus tout et désespérément mauvais », nous ne l’aurions jamais su.

     Dieu nous a donné ces lois pour que nous comprenions que nous sommes mauvais par nature. Les lois ne nous procurent qu’une vaine assurance. Les gens ne savent pas qu’ils sont pécheurs et destinés au feu de l’enfer. Ils s’imaginent  qu’ils peuvent tout accomplir à condition qu’ils s’y mettent de tout leur cœur. Ils s’imaginent qu’à force de pénibles efforts et d’application, ils pourront un jour entrer dans le Royaume des Cieux. Or, Dieu nous a donné ces lois  afin que nous ne trouvions aucune justification par elles et que nous reconnaissions devant Dieu notre nature originelle. Il l’a confectionnée de sorte que nous ne puissions dire que nous sommes ‘‘une personne moyenne’’ ou ‘‘ une personne parfaitement correcte’’.

Dieu n’essaie pas de donner une récompense  à ceux qui peuvent respecter parfaitement les lois, mais simplement Il veut

nous aider à reconnaitre ce qu’est le péché. A travers ces lois, Dieu veut que nous comprenions : « Oh, je suis pécheur ! Je suis un lamentable pécheur dont la seule issue est d’être mis à mort !» Il y a aujourd’hui encore une multitude d’hommes qui ignorent cela et s’efforcent pour accomplir les lois dans le but de recevoir une récompense et entrer au Ciel.

         Examinons un peu plus en détails ce qu’est une personne sous la loi. Lisons ensemble Exode 19 :7-8 

« Moïse vint appeler les anciens du peuple, et il mit devant eux toutes ces paroles, comme l’Eternel le lui avait ordonné. Le peuple tout entier répondit : nous ferons tout ce que l’Eternel a dit. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Eternel.»

Lorsque Moïse descendit de la montagne avec les lois, les israélites s’exclamèrent  tous : « Nous accomplirons tout ce que l’Éternel a demandé ». Un cœur qui demeure sous la loi est un cœur qui compte sur lui-même. Même  aujourd’hui encore, ceux qui sont sous la loi croient en eux-mêmes et dépendent de leurs propres pensées. Vous pensez peut-être que c’est uniquement  ceux  qui s’efforcent péniblement pour respecter les lois qui sont sous la loi. Bien sûr, ils sont sous la loi, mais à côté de ceux-ci, ceux qui comptent sur eux-mêmes sont également sous la loi. Toute personne qui possède le cœur que les israélites avaient lorsque les lois sont descendues jusqu’à eux, ce cœur de croire et de compter sur soi-même, est une personne qui demeure sous la loi.

      Les gens qui sont sous la loi apparaissent sous deux formes. L’une des formes est l’auto-vantardise. Ce type de personne dit : « Je peux y arriver ! Je peux y arriver ! Je peux ! C’est possible !», « Auparavant, je ne m’étais pas très bien appliqué. Mais si je m’efforce, effectivement je peux y arriver !» Cette classe d’homme est généralement très déterminée. Mais, ce cœur est un cœur qui demeure sous la loi.

La deuxième forme est celle des personnes découragées et déçues. Celles-ci disent : « Je ne peux y arriver ! Je ne peux jamais y arriver ! Je ne suis pas celui qui peut y arriver ! » C’est encore des personnes qui comptent sur elles-mêmes. Je sais que beaucoup parmi vous ont une fois au moins eu ce cœur : « Je ne peux y arriver ! A quoi cela me servirait-il d’aller à cette Retraite ! Cela marchera t-il simplement par la prière ? ». La personne qui stipule : « Je peux y arriver ! » et celle qui affirme : « Je ne peux y arriver » demeurent toutes les deux sous la loi. Elles croient et comptent toutes les deux sur elles-mêmes.  Elles affirment ces choses parce qu’elles  considèrent leurs propres personnes et comptent sur elles-mêmes. Elles sont toutes les deux des personnes qui comptent sur elles-mêmes, elles demeurent sous la loi.

LA PERSONNE AFFRANCHIE DE LA LOI

Il existe deux types de criminels en prison. D’un côté, il y a ceux qui sont condamnés à 2 ans, 5 ans, voire un certain nombre d’années fixé. Cette classe de prisonniers respecte correctement les lois de la prison. Ils savent qu’en s’en prenant aux autres ou en commettant d’autres délits pendant qu’ils sont en prison, ils verront leur sentence prolonger. C’est pourquoi, ils respectent les lois pendant qu’ils sont en prison.

          D’un autre côté, il y a les condamnés à mort. Respecteront-ils les lois ? Trembleront-ils devant les lois ? Absolument pas ! Ils sont libres de ces lois. « Garde, c’est ridicule ! Etc.» Ils profèrent toute sorte d’injures et si quelque chose ne leur plait pas, ils commettent des actes violents. Mais vis-à-vis  d’eux, rien ne peut être fait. Ceux-ci sont affranchis de la loi.

    Quel genre d’hommes est affranchi de la loi ?  Ceux qui ont reçu la peine de mort par la loi. La raison à cela est qu’il n’y a plus de raison pour eux de respecter les lois. C’est notre statut face à la loi. Mais, les gens continuent d’insister : « Je dois respecter la loi. Je dois donner le meilleur de moi pour y arriver ! » Arriveront-ils à respecter la loi ? Peuvent-ils accomplir ce que Dieu demande dans la loi ? Bien qu’ils ne pourront jamais y arriver, les gens qui disent : « Je dois absolument accomplir la loi ! Je dois absolument accomplir la loi !» sont ceux qui s’efforcent péniblement parce qu’ils ne se considèrent pas comme des pécheurs ayant déjà reçu la peine de mort. Ils sont attachés à la loi parce qu’ils n’ont pas encore compris qu’ils sont des Êtres qui ont déjà été condamnés à mort. La Bible nous déclare que ‘‘ Tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction’’  (Galates 3 :9). Ceux qui réalisent qu’ils sont déjà condamnés à mort par la loi dès la naissance pourront en être affranchis.

       Si une femme, du vivant de son mari devient la femme d’un autre, elle est appelée adultère. Mais si le mari meurt ou si elle est divorcée  et qu’elle va vers un autre homme, cela est légitime. Examinons les Ecritures dans Romains 7 :1-4: «Ignorez-vous, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi, que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme,

elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en

devenant la femme d’un autre. De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort  en ce

qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des

fruits pour Dieu».

    Ces versets mettent en exergue deux maris. L’un représente la loi et l’autre Jésus-Christ. Une multitude d’hommes aujourd’hui affirment du bout des lèvres croire en Jésus. Du bout de leurs lèvres, ils reconnaissent Jésus comme leur mari, mais ils vivent avec un cœur qui sert l’autre mari la loi. Combien de maris servent-ils alors ? Deux. Ils sont donc appelés        ‘‘ femmes adultères’’.

         Qui a Jésus comme vrai mari ? Celui qui est mort vis-à-vis de son mari : la loi ; Cela revient à dire que par la loi je suis mort ou que la loi est morte en moi. Les deux revêtent le même sens. La personne dont le mari (la loi) est mort peut être libre de ce mari. Jésus peut alors devenir son vrai mari. Si Jésus devenait le mari d’une personne qui sert son premier mari la loi, Jésus serait en tort.  Jésus peut-il devenir le mari d’une personne qui a déjà  un mari ? Non, Jésus ne peut faire une telle chose.

NE DEVRIONS-NOUS PAS CONTINUER À DONNER LE MEILLEUR

DE NOUS-MEME POUR RESPECTER LA LOI ?

Vous vous dites peut-être : « Qu’est ce qu’il y a vraiment de mal à ce que je m’efforce de mener une vie droite et correcte ?»  Ma question est : présentement, menez-vous une vie aussi droite et correcte comme vous l’avez envisagé ? Non, n’est ce pas ? Vous n’avez aucune capacité pour mener une telle vie.

       Il y a une distance de plus de 300 kms qui sépare notre Centre de Retraite et Séoul (Capitale de Corée). Si quelqu’un me demandait : « Pasteur, est-ce possible d’atteindre Séoul en trois heures ? », je lui répondrais : « Si tu te lèves tôt le matin et prend la route, ce serait possible ». Mais, pourriez-vous atteindre Séoul en trois heures dans un véhicule qui ne peut même pas atteindre une vitesse de 30 km/h ? C’est impossible.

   De même, vous imaginer que vous êtes capables de respecter la loi est exactement pareil que de croire qu’une voiture ira plus vite que sa vitesse maximale tant que vous appuierez sur l’accélérateur. Or la chose la plus importante est d’examiner la puissance de la voiture. Est-elle capable de rouler à la vitesse que vous souhaitez ? Sommes-nous capables de vivre droit ou de mener une vie correcte si nous nous efforçons ? Tout comme vous devez examiner la voiture avant de parler de la vitesse à laquelle vous roulerez, de même, vous devez d’abord vous examiner entant qu’homme, avant d’envisager mener une vie parfaitement correcte et droite.

LA VRAIE REPENTANCE

  La vraie repentance, ce n’est pas de dire : « J’ai volé. Je ne recommencerai plus », mais c’est de comprendre : « Je suis né fils de Satan. J’ai longtemps mené ma vie en appartenant à Satan ! » C’est pourquoi nous devons détourner notre cœur de Satan et le diriger vers Dieu. La repentance, c’est de changer la direction de notre cœur de la même manière.

       Je vais vous expliquer la repentance d’une autre façon. Lisons Luc 15 :11-13 « Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. »

      Un homme avait deux fils. Le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir ». Le père n’a rien dit, divisa l’héritage et donna la part qui revenait au plus jeune. Quelques jours après, le fils cadet s’en alla dans une contrée lointaine où il gaspilla tout son héritage en menant une vie de débauche.

     C’est une parabole donnée par Jésus. Réfléchissons-y pendant un moment. J’ai moi aussi des enfants. Lorsqu’ils me demandent de l’argent, je sais à peu près à quelle fin cette somme sera utilisée. Alors, lorsque le fils cadet dit à son père :

« Père, donnes moi ma part d’héritage », le père savait que son fils le quitterait et irait dans une contrée éloignée de lui. Existe t-il un parent qui dirait : «Bien sûr, vas-y  »  et donnerait l’héritage à son enfant tout en sachant qu’il s’en irait et dilapiderait tout en menant une vie de débauche ? Si vous étiez à la place de ce père, vous auriez dit énergiquement :

 « Jusqu’à ma mort, je ne te donnerai aucun centime ! Je t’arracherai les pieds ! Ne dit plus jamais des choses aussi ridicules ! ». Non seulement, vous ne lui auriez  rien donné, mais vous l’auriez sévèrement puni. Or, le père dans cette parabole n’a rien dit et donna simplement à ce cadet sa part d’héritage. Pourrions-nous agir aujourd’hui comme ce père? Non. Cette  parabole ne nous parle pas de l’homme, mais de la relation entre Dieu et l’Homme. Le cœur de ce père représente le cœur de Dieu.

    Pourquoi donc Dieu ne nous retient t-il  pas lorsque nous voulons nous séparer de Lui ? Il y a une raison fondamentale à

cela. Nous pouvons vivre dans ce monde avec d’autres personnes même si nous ne partageons pas le même cœur, et si dans

notre cœur nous avons cette pensée : « Je déteste vraiment ce voyou ! », nous nous comportons avec lui comme si tout allait bien.

           J’ai entendu  beaucoup de personnes  dire : « Pasteur, penses-tu  que je vis avec lui / elle  parce que  nous  nous

entendons bien? Non. Je continue de vivre avec lui/elle simplement parce que nous avons des enfants et je ne veux pas divorcer !» Une multitude d’hommes vivent ainsi même s’ils ne partagent pas le même cœur. Mais en les voyant de l’extérieur, les autres s’imaginent  qu’ils vivent heureux ensemble. Bien qu’ils mènent leur vie dans de telles conditions, ils continuent tant bien que mal à vivre ainsi car, un divorce n’est guère mieux.

    Dans le cas de Dieu, c’est totalement différent. Nous ne rencontrons pas Dieu dans la chair, mais dans notre cœur et notre relation avec Lui s’entretient dans notre cœur. Alors, si notre cœur quitte Dieu, notre relation avec Lui prend fin. Si notre relation avec Dieu s’interrompt, cela signifie la mort pour nous.

    Même si votre enfant est beau et adorable et que vous le tenez tout le temps contre vous, s’il  meurt, continuerez vous à le tenir ainsi ? Vous irez certainement l’enterrer. Il en est exactement de même pour un homme dont le cœur a quitté Dieu, il est comme un fils mort.

    Il s’avère absurde de retenir un cœur qui est déjà éloigné. Bien avant même que le fils cadet ne se sépare physiquement de son père, son cœur s’était déjà éloigné de lui. Le dessein de ce père n’était donc pas de s’accommoder de la présence physique de son fils, mais plutôt de ramener son cœur à lui. Auparavant, lorsque ce fils vivait avec son père, il était présent physiquement  mais son cœur s’était déjà séparé de son père. Mais, lorsqu’il retourna de son périple, non seulement il revint physiquement mais aussi et surtout son cœur retourna à son géniteur.

UNE  VIE  DE  DÉBAUCHE

Lisons encore une fois Luc 15 :13 : « Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.»

        Le fils cadet s’en alla dans une contrée lointaine et vécut une vie de débauche. Qu’est-ce qu’est exactement une vie de débauche ? C’est probablement passer tout son temps à s’adonner aux jeux de hasards, à la boisson, à courir les femmes et à tomber dans de nombreux problèmes etc., n’est-ce pas ? Lorsque nous imaginons une vie de débauche, nous pensons automatiquement à ces aspects, n’est-ce pas ? Mais réfléchissons-y sérieusement un moment.

      A supposer que le fils cadet était allé dans cette contrée lointaine, avait construit une Ecole, travaillé dans le domaine de l’Education, érigé un pensionnat pour personnes âgées et un orphelinat pour venir en aide aux orphelins, dirions-nous qu’il aurait vécu une vie de débauche ?

       Il y a une chose fondamentale que vous devez absolument savoir. Ce n’est pas parce qu’il se serait saoulé, adonné aux jeux de hasards et aurait festoyé  que ce fils avait été considéré comme ayant mené une vie de débauche. La Bible considère qu’il a vécu une vie de débauche simplement parce qu’il a quitté son père. Peu importe ce qu’un homme peut faire, si son cœur s’éloigne de son père (Dieu), dès cet instant, sa vie est considérée comme une vie de débauche.

      Non seulement, s’adonner à l’alcool et aux jeux de hasard est une vie de débauche, mais également, aider les orphelins, soutenir les personnes âgées ou accomplir des œuvres dans le domaine de l’Education est bibliquement perçu comme mener une vie de débauche si notre cœur  est séparé de Dieu. La Bible n’a pas décrit dans les détails les actions de la vie de débauche de ce fils mais déclare uniquement qu’il a vécu une vie de débauche. La vie de  débauche de ce fils cadet prenait en compte sa vie entière menée dans ce  pays  lointain, séparé de Dieu son père, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Si vous êtes séparé de Dieu votre père, vous êtes bibliquement considéré comme menant une vie de débauche. Y a-t-il des gens qui pensent : « J’ai vécu une vie de débauche mais elle n’était pas aussi mauvaise ?». Si vous comparez votre comportement à celui des  autres, vous êtes dans l’erreur. Vous devez obligatoirement vous comparer à l’échelle de Dieu qui incarne la perfection.

           J’ai eu un entretien avec un professeur qui soutenait ne pas mener une vie de débauche. Il s’imaginait que seuls les hommes qui s’adonnaient à la boisson ou se rendaient dans les maisons closes (les maisons des prostituées) etc. étaient ceux qui menaient une vie de débauche. Ce professeur avait vraiment besoin de recevoir le Salut et devenir une nouvelle créature. Mais, il soutenait qu’il n’avait nullement besoin de recevoir le Salut ou qu’il avait tout le temps pour recevoir le Salut et devenir une nouvelle créature. Pourquoi cette attitude ? Il apparaissait comme une personne correcte parce qu’il menait sa vie selon les règles morales de la société. Bien  qu’il  ne s’adonnait ni aux jeux ni à la boisson,  ce professeur menait  tout de même une vie de débauche.

      Les gens profitent des bienfaits de la civilisation grâce aux chercheurs qui travaillent sans relâche dans les laboratoires en dédiant toute leur vie aux recherches, quitte à délaisser leurs familles. Aujourd’hui, nous utilisons des téléphones mobiles grâce à leurs efforts de recherche. Le domaine de la communication avance prodigieusement grâce à leurs recherches. Devons-nous dire que ces chercheurs, qui ne dorment pratiquement pas et peuvent à peine prendre un temps pour manger, mènent une vie de débauche ? Je dis oui ! Si  vous changer la vision que vous avez reçue du monde et que vous entrer dans la vision de Dieu, vous serez à mesure de comprendre les choses comme Dieu.

AMEN

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